Un drôle de nom
Plusieurs personnes sont curieuses sur l'origine du nom de notre entreprise. Bien entendu, cette lecture n'est pas obligatoire, mais elle satisfera les esprits curieux. Voici donc l'histoire de l'identité de Bon melon, vue à travers la lorgnette de notre sympathique fondateur.

En 2006, j'ai décidé de vendre mes parts dans l'entreprise de design graphique que j'avais fondée huit ans auparavant. J'avais soif de nouveaux défis.

Je déjeunais à la maison plus tardivement qu'à l'habitude, puisque je m'étais donné une bonne période de temps pour évaluer mes options. J'étais alors abonné au journal Le Devoir, et, ce matin-là, il y avait en couverture un article sur le melon de Montréal. Celui-ci était un melon réputé au début du XXe siècle « au prix élevé dans l'est du Canada comme à New York et Boston »*. Ce gigantesque melon avait un goût formidable et légendaire. Mais avec la Grande Dépression, la Seconde Guerre mondiale, et ensuite l'urbanisation et la disparition des terres arables sur l'ile de Montréal, l'exploitation de ce melon a cessé durant les années 50.

C'est seulement vers la fin des années 90 que plusieurs jardiniers enthousiastes et généralement de la mouvance « bio » ont recommencé à cultiver le melon de Montréal, en utilisant les graines répertoriées dans une banque de semences américaine.

Le problème soulevé aujourd'hui est que sur les photos d'époques, le melon était gigantesque et avait une allure caractéristique, avec des arêtes bien évidentes. Le melon d'aujourd'hui, bien que savoureux et recherché dans les restaurants haut de gamme de la métropole tient dans une seule main. Une question a surgi des profondeurs de mon crâne : est-ce le bon melon ? L'italique ici est essentiel.

Je jouais déjà avec l'idée de fonder une nouvelle entreprise, j'avais une idée claire des motivations, de l'ambiance, de la façon de traiter les projets, les clients, les employés. L'assemblage de bon et de melon me semblait positif, original, les mots coulaient bien, la sonorité, la forme des lettres. J'en ai parlé avec des personnes de confiance, la marque collait avec ma personne. Mon père, un homme sage, m'a traité de fou, m'a dit que ce n'était pas un nom pour une entreprise, mais il avait déjà offert ce type d'argument dépassé au baptême de ma regrettée perruche, ma chère Suzie. Oh, Suzie !

* Selon une édition du Macdonald College Magazine, 1921
© 2009-2012 Bon melon. Création. Design graphique. Communication. Stratégie. Tous droits réservés.
vestibul | plan du site | english not yet ready | contact